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Mon histoire – Caroline Reid-Scott

Mon histoire (écrit par Caroline en 1996)

J’habitais à Monte Carlo. À cette époque, j’étais célibataire, je travaillais dans un bureau international et j’avais plusieurs amis. Je sais que plusieurs d’entre vous aimez les animaux. Et bien, j’étais aussi propriétaire d’un petit chien Corgy blanc et jaune prénommé Gustavo. Un soir que Gustavo et moi prenions une marche dans le parc, il s’est lié d’amitié avec un petit chien-saucisse. Ils couraient en rond ensemble encore et encore. Je n’étais pas pressée
1 et le
couple propriétaire du chien-saucisse ne semblait pas l’être non plus. Alors que nous étions tout simplement là à regarder nos chiens, la dame a parlé à son mari et à mon grand désappointement, c’était en allemand. Nous étions dans le sud de la France, et malheureusement, ils ne parlaient pas français. De mon côté, mon allemand était inexistant. Je me suis donc résignée à ne pas pouvoir discuter avec eux.

 

J’ai profité de l’occasion pour les observer et les juger de mon œil expert. Je dit « mon œil expert » parce que j’avais déjà travaillé dans l’industrie de la mode en Italie et je pouvais donc discerner très rapidement ce qui était « in » et ce qui était « out ». J’ai observé les pieds du mari; il portait une paire de sandales avec des bas tricoté maison. Ma réaction: « On est en janvier, si seulement il portait des souliers normaux, il pourrait porter des bas normaux! ». J’étais très rapide pour juger selon les apparences.

 

À un certain moment, la dame a laissé échapper un mot d’anglais. Ça je pouvais le parler! En discutant, j’ai découvert qu’elle venait du New Jersey aux États-Unis et que son mari venait de Schwabland en Allemagne. Ils habitaient tout près de chez moi. Ça n’a pas été long que Patty me demandait si je croyais en Dieu. Je me suis dit: « Je savais que c’était des gens bizarre! »

 

Par le passé, j’avais prié seulement lors de situations désespérées, par exemple, quand mon frère a été frappé par une voiture et était dans un coma. J’ai demandé à Dieu de le guérir en promettant de devenir meilleur si il répondait à ma prière. Malgré le pronostic négatif des docteurs qui annonçaient de graves séquelles mentales, mon frère s’est rétabli et j’ai tout oublié de ma promesse.

 

Je vivais ma vie à ma façon. Comme le dit la chanson de Frank Sinatra; « I did it my way… » Souvent je ne gérais pas les choses très bien mais toujours à ma façon! Je n’avais pas besoin de Dieu dans ma vie. Quand j’étais petite fille, j’avais demandé à mon père si Dieu existait. Mon père était l’homme le plus sage que je connaisse. Il a réfléchi quelques instants et m’a répondu qu’il ne savait pas. J’ai donc décidé que si mon père ne savait pas, je n’avais pas besoin de savoir non plus.

 

Mais j’étais maintenant face à une sérieuse question à laquelle je n’avais jamais vraiment réfléchi, et ils attendaient ma réponse. J’ai donc répondu: « je crois aux plantes qui poussent, à la couleur des fleurs et aux oiseaux qui chantent, mais je ne crois pas en la race humaine. » Patty (c’était son nom) répondit: « Ce n’est pas ce que je t’ai demandé. Est-ce que tu crois en Dieu? » Je ne savais pas. En ce qui me concernait, Dieu et tout particulièrement Jésus, était pour ceux qui étaient malheureux, pour les malades, les mourants, ceux qui avaient besoin d’une béquille. Pas pour une jeune femme célibataire vivant à Monte Carlo et à qui tout réussit.

2Nous nous sommes dit au revoir et elle m’a dit qu’elle allait venir me visiter. Je ne l’ai pas vraiment cru. Les gens disent souvent des choses remplies de bonnes intentions mais tiennent rarement leur promesse. Mais nous nous sommes revus, juste comme elle avait promis. Plus j’apprenais à connaître cette femme, plus je l’appréciais. Elle possédait une paix intérieure incroyable et un merveilleux sens de l’humour. J’avais toujours pensé que c’était deux choses qui ne pouvaient pas aller ensemble. Ils m’ont invité à l’église et je les accompagnais de temps en temps. J’avais déjà essayé les temples Bouddhistes au Japon, ma curiosité me poussant à essayer plusieurs choses différentes, alors pourquoi pas une église chrétienne? Je revenais de mon plein gré pour écouter le vieux pasteur américain. J’étais heureuse de découvrir de plus en plus sur la Bible et je pouvais voir que tous les membres de la congrégation avaient cette même paix que Patty. Et c’était quelque chose que je voulais pour moi aussi. Je désirais cette paix mais pas au point de renoncer aux péchés que j’aimais.

 

Un jour, une de mes amies m’a appelé pour savoir si je voulais faire un peu d’argent d’extra. Un ami à elle organisait un spectacle dans les rues de Nice; une bataille de fleurs. J’ai accepté de participer et je me suis retrouvée dans un Casino déguisée en flamand rose. Je portais un costume de bain une pièce couvert de paillettes et une queue de paon fixé à mon dos avec de la broche, qui lentement mais sûrement était en train de creuser un trou entre deux de mes vertèbres. Je portais un arrangement de plumes sur la tête, le tout fixé en place grâce à une espèce de couronne de broche trop serré et qui me laissait des bleus sur les tempes. Le costume était complété par des sandales à talon haut de couleur or, un rouge à lèvre éclatant et une paire de faux cils.

 

Nous étions plusieurs filles à être ainsi costumées. On ne pouvait pas s’asseoir afin d’éviter d’endommager nos costumes… J’ai attendu debout durant 4 heures, mais au moins, j’avais enlevé mes sandales. Finalement, tout était prêt et nous avons reçu tout plein d’instructions de la part des organisateurs: « Ne revenez pas au Casino à pied sous aucun prétexte. Nos autobus spéciaux vont être là pour vous. L’an dernier, une des filles a été attaquée par la foule. »

 

Le spectacle commence. Je suis soulevé sur un « lift » afin d’être placé sur un tout petit podium au sommet d’un énorme char allégorique couvert de fleurs. Tout au long de l3a route, les sièges sont remplis de spectateurs. Nous sommes payées pour lancer des fleurs dans la foule. L’événement s’appelle la bataille de fleurs parce que les spectateurs se battent pour attraper les fleurs afin de confectionner le plus gros bouquet. Quand les fleurs se brisent en tombant, les spectateurs nous les relancent en criant des insultes. Ce n’est pas joli à voir.

Je détestais être là. J’ai commencé à réfléchir.

 

Jésus, juste avant sa crucifixion, était entouré d’une foule. Son dos était à vif à cause des coups de fouet; ma ridicule queue de paon me faisait mal au dos. Il était nu; disons que je n’étais pas très habillée. Il portait une couronne d’épine; ma couronne était en train de me donner le pire mal de tête de ma vie. Les gens l’insultaient et le ridiculisaient; j’ai entendu plein de choses pas très jolies.

 

À une plus petite échelle, je pouvais m’identifier à l’expérience de Jésus. Je me suis rappelée ce qu’il a dit: « Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font. » Je me suis dit que si Jésus pouvait rester au-dessus de la situation, je pouvais aussi le faire. On a fait le trajet une première fois. Un homme nous dit que nous devons repasser une deuxième fois. Je continue de sourire et de saluer les gens malgré la situation. Le même homme nous laisse savoir que nous devons repasser une troisième fois. La douleur, les insultes, le bruit, la peur de tomber (parce que le char donne un coup chaque fois qu’il part ou arrête, peu importe que je sois penchée pour prendre des fleurs ou pas. Il y a une barre de métal en forme de « T » derrière moi pour que je puisse me tenir mais je ne peux l’attraper qu’en pivotant rapidement sur moi-même parce que ma queue est dans le chemin et au risque de perdre ma balance. Et je suis très haute!) Soudainement, la haine que je ressens pour cette foule ridicule et agressive me met en colère. Si c’est des fleurs qu’ils veulent, ils vont en avoir. Je les lance en paquet, arrosant tout le monde dans le processus. Je les déteste. Je les déteste tous.

 

Le spectacle est fini, mais le « lift » pour me faire descendre n’arrive pas. Mon perchoir ne venait pas équipé d’une échelle. Et malgré toutes mes plumes, je ne sais quand même pas comment voler! Il ne me reste qu’une solution: sauter! Un policier passait par là. Je l’ai appelé et j’ai simplement sauté dans ses bras. Je dois absolument retourner à l’autobus et il y a des gens partout. Je me souviens très bien de l’avertissement qui nous a été donné et j’ai peur que ce qui est arrivé à la fille de l’an dernier m’arrive aussi. Je traîne le policier par le poignet jusqu’à l’autobus. Je fais mon chemin dans la foule. Le policier n’avait pas vraiment l’intention de m’accompagner et il se plaint mais je le tiens fermement par le bras jusqu’à ce que je sois en sécurité dans l’autobus.

 

De retour au casino, quelques-unes des filles ont décidé de sortir et se remaquiller en plus de ce qu’elles avaient déjà. Dans la salle de bain, je me lave complètement le visage et je peux maintenant voir les bleus sur mon front et dans mon dos, mais je m’y attendais. J’étais la seule fille qui venait de Monte Carlo et lors de notre première rencontre, je m’étais entendu avec l’organisatrice pour qu’elle me paye rapidement pour que je puisse attraper le dernier train pour retourner chez moi.

 

Elle est assise à une table avec un homme. Et ils payent par ordre alphabétique. Mon nom de famille est Reid, je n’aurai pas ma paye de sitôt. Je m’approche doucement et gentiment et poliment demande mon dû. Ils m’écoutent, me regardent et m’ignorent. C’est assez, avec un poing sur la table, j’attire l’attention de tout le monde. Je dit: « je crois bien qu’on s’était entendu au préalable. » Cette fois, ils me donnent mon enveloppe rapidement, probablement parce qu’ils ont peur que je les frappe.

 

Les rues sont maintenant désertes. Il y a une pancarte indiquant « taxi » mais pas de taxi. Tout le monde sait qu’aucune circulation n’est permise pendant la bataille de fleurs. Aucune cabine téléphonique en vue, quoi que ça n’aurait été d’aucune aide puisque je ne connais pas le numéro. Je me rends à la station de police située juste derrière le casino et demande au policier s’il peut m’appeler un taxi. L’agent en question se tourne vers la porte derrière lui et appelle son collègue: « Hey Serge (si je me souviens bien de son nom), qu’est que tu dirais si on violait cette fille? » Avant que son collègue ait le temps de répondre, j’attrape l’agent par le collet et je tire d’un coup. Ses côtes viennent frapper le comptoir qui nous sépare. Je le frappe sur le torse avec mon index en disant: « c’est vraiment une blague horrible ! » Serge, qui est toujours derrière, me demande ce que je veux. Je lui explique que j’ai besoin d’un taxi. Il m’offre de m’amener à la station de train lui-même. Lui, d’accord. L’autre, pas question…

 

Dans le train, je m’assoie dans un siège à l’écart, pour qu’on me laisse tranquille. Mais il y a quand même un siège de libre juste devant moi et un jeune homme les bras remplis de fleurs vient s’y asseoir. Alors c’est à ça que ressemble une de mes victimes de près. Les pensées se bousculent dans ma tête, tellement d’émotions en si peu de temps. Je reconnais ma faute. Je lui demande pourquoi il est venu au spectacle. Il répond: « c’était ça ou rester à la maison et regarder la télé. » Ça ne préoccupait personne qu’il soit seul.

 

J’ai trouvé ça vraiment triste. On s’est mis à discuter de tout et de rien jusqu’à mon arrêt. Je lui ai dit au revoir mais avant de partir il me dit: « est-ce que je peux te dire quelque chose? » Je lui donne le feu vert. De toute façon il n’y a plus rien qui pourrait me surprendre après une soirée comme celle-là. « Tu me fais penser à ma grande soeur » Probablement à cause d’une certaine douceur qu’il croyait voir en moi. Si seulement il savait toute la haine que j’avais ressentie durant la soirée. Mais peut-être avait-il raison, quelque chose en moi avait été brisé.

 

Je réalisais que maintenant que la bataille des fleurs était finie, j’allais à la maison alors que lorsque Jésus eu finit de traverser les rues de Jérusalem, il allait à sa mort. Une mort remplie d’amour pour toi, moi et même pour le policier qui voulait me violer. La Parole dit:

« Même si vos péchés sont couleur cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige.» (Ésaïe 1:18)

 

Avant cette soirée, j’en étais à un point dans ma vie où j’étais intéressée par la Bible comme une excellente source historique et archéologique. Après cette soirée, je savais que le pardon du Seigneur était d’une puissance divine. J’ai cru que Jésus était qui il disait qu’il était: le Fils de Dieu.

 

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16)

 

J’ai cru cela également. J’ai donc pris la décision de vivre ma vie à ma façon et de me repentir sur mon lit de mort et d’accepter le Seigneur comme mon Sauveur 5 minutes avant mon dernier souffle à l’âge de quatre-vingt-quinze ans. Mais voici ce qui est arrivé ensuite:

4Régulièrement, je voyageais entre Monaco et Milan pour visiter des amis durant le weekend. Afin de profiter de plus de temps à Milan, je voyageais toute la nuit dans un compartiment avec couchette. Lors de l’un de mes voyages de retour, j’étais accompagnée de mon fidèle ami Gustavo. Lorsque nous avons atteint la frontière entre l’Italie et la France, nous nous sommes arrêtés dans une ville appelé Ventimiglia pour un contrôle de passeport double. Normalement c’est une procédure qui dure entre 30 et 45 minutes. Mon pauvre petit chien n’avait rien bu depuis 8hr la veille au soir et je pouvais voir une fontaine juste à l’extérieure de ma fenêtre. J’ai enfoncé mon portefeuille dans ma poche de jeans et je suis descendu du train. Pendant que Gustavo était en train de boire, j’ai entendu le train se mettre en mouvement. Il n’y avait pas eu d’annonce de départ sur l’intercom alors je me suis dit qu’il devait faire une manoeuvre quelconque à la station comme ajouter ou enlever des wagons. Mais le train continuait de prendre de la vitesse. Quand j’ai compris qu’il partait sans moi, j’ai ramassé mon chien et j’ai couru vers l’une des portes que j’ai réussi à ouvrir. J’ai attrapé une barre de métal sur le côté de la porte et j’ai sauté sur la plus basse des trois marches. Je tiens Gustavo de mon bras gauche et je réalise que je n’ai pas assez de force dans mon bras droit seulement pour me hisser dans le train. J’ai considéré lancer mon chien à l’intérieur en premier mais si je manque mon coup, ça pourrait être catastrophique. Je suis toujours suspendu sur le côté du train comme dans un film Western.

 

J’ai donc décidé de sauter. Si j’attends plus longtemps, on va être sortis de la station, où les voies se rétrécissent et où il y a aussi le danger de croiser un train dans la direction opposée. Maintenant!! Je n’en crois pas mes yeux. On a glissé en dessous. Mon épaule droite est à quelques centimètres du quai d’embarquement, mon épaule gauche est collée contre un rail sur lequel je vois les grosses roues de métal passer tout près de moi. Au-dessus de ma tête, une montagne de métal défile rapidement. Je tiens toujours Gustavo contre moi. Il s’agite un peu. Je lui dit de rester tranquille, en italien (après tout, on est toujours en Italie). Je penche le menton dans ma poitrine et je lève les yeux autant que possible pour m’assurer qu’il n’y a pas d’autres marches qui sont abaissées et qui pourraient nous frapper en passant, mais heureusement, tout est beau. Je peux voir une bande de ciel bleu entre chaque wagon, une pause de ma cage métallique. 1, 2, 3, et finalement, le ciel matinal est devant mes yeux, calme et merveilleux. Le soleil est levé depuis peu et est encore rougeâtre. Je m’assois dans le gravier et dit: « Che bella giornata! » Les employés de la station se sont attroupés sur le quai et certain d’entre eux m’insultent, probablement à cause de la frousse que je viens de leur donner!

5Un de mes souliers est à quelques mètres devant moi. La laisse de mon chien est raccourcie et j’ai quelques petits cailloux pris dans la tête. Mais c’est tout!! Ce jour-là, je suis arrivé à la conclusion que je pouvais mourir bien avant quatre-vingt-quinze ans.

Peu de temps après cela, j’ai prié à Jésus: « Je crois que Tu es le Fils de Dieu, que Tu es mort et que le troisième jour Tu es ressuscité et que Tu es venu pour sauver l’humanité de son péché. Si Tu veux de moi, Tu peux m’avoir, mais sois assuré que Tu ne fais pas un bon deal! »

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici toutes choses sont devenues nouvelles. » (2 Corinthiens 5:17)

Cette prière peut sembler être une blague, mais elle était plus que suffisante pour le Seigneur. En disant au Seigneur qu’Il ne faisait pas un bon deal, c’était ma façon d’admettre que je savais que j’étais pécheresse. Si tu ne connais pas encore la puissance du pardon de Dieu et le soulagement qu’Il apporte, je te le suggère plus que toute autre chose dans le monde entier.

Un dernier passage que je voudrais partager: « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et ce que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, et la vie a été manifestée et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, a vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et son Fils Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses afin que notre joie soit parfaite. La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout pèche. Si nous disons que nous n’avons pas de pèche, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1:1-9)

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